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Formation au rugby de mouvement par les règles et les règlements

 

Utilisation intelligente et rationnelle des règles et règlements dans l’optique de mieux maîtriser, avec et par le jeu, le processus de formation des joueurs.

 

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Titre Auteur Clics
rapport moral 2016 AG CRMT Écrit par REITCHESS Serge 28
Le jubilé JEAN FABRE a RODEZ ; un homme d'exception Écrit par REITCHESS Serge 68

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la victoire du mouvement P.Villepreux 01 11 2015

       La victoire du mouvement   (P. Villepreux) 

Comment disserter et interpréter le formidable spectacle proposé dans cette finale. 

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le jeu au coeur du changement / p.Villepreux 25 10 2015

le jeu au coeur du changement :P;Villepreux midol 25 10 2015

Les équipes compétitives sont celles qui acceptent de se frotter à l’impensable.

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article Marc LIEVREMONT "encéphalogramme plat" article du "Monde"

Quel jeu quelles formations : Marc LIEVREMONT  analyse de la CM 2015                                                                                                   

 

France-Nouvelle Zélande : « Encéphalogramme plat », par Marc Lièvremont

Le Monde.fr | 18.10.2015 à 14h18 • Mis à jour le 18.10.2015 à 23h01 | Par Marc Lièvremont (ancien sélectionneur du XV de France, vice-champion du monde en 2011

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Nouveautés sur CRMT

  • rapport moral 2016 AG CRMT

    rapport moral 2016 AG CRMT   BILAN et PERSPECTIVES 
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  • Le jubilé JEAN FABRE a RODEZ ; un homme d'exception

     JEAN FABRE un homme d'exception

    L’héritage des hommes, présent pour le futur 

     

    L’héritage des hommes, présent pour le futur

     

    Jean FABRE le 29 octobre 2016 RODEZ

     

     

    Je crois que aujourd’hui  c’est exceptionnel.

     J’ai un sentiment incroyable, car vous avez parlé de 2 périodes

    La période de rodez avec marcel, qui fut extraordinaire, ou vous êtes montés en nationale ; et puis la période 1980 1990 qui fut le fleuron du stade Toulousain, et qui reste dans l’histoire de ce club, quelque chose d’incroyable.

    J’ai le sentiment d’avoir réuni ; parce que ce n’est pas l’histoire d’un homme, c’est éminemment un  collectif, il ya des hommes qui portent des projets et des hommes qui les appliquent.

    Ici dans cette salle, il ya toutes les personnes majeures qui ont réussi à faire de ces 2 périodes, 2 aventures humaines pour moi, qui sont exceptionnelles.

    Je vais leur rendre hommage.

    Au paravent, je voudrais remercier Jean Paul BARRIAC, son comité Directeur, qui ont assuré l’intendance pour organiser cette manifestation.

    Et la partie « dure », ce fut ce matin, avec les ateliers, les éducateurs,  et l’encadrement assuré par l’Association « Culture rugby de mouvement, témoignages »

    Je salue aussi tous les éducateurs de rugby du club de RODEZ, pour leur travail, qui sont depuis des années le fleuron du club.

    Je voudrais aussi te remercier André TORBIERO, pour la parfaite organisation de cette manifestation et te joindre mon affectueuse amitié.

     

    Je remercie Pierre VILLEPREUX, d’être à l’initiative de cette manifestation, car pour la première fois, je vous assure c’est réel, sont réunis ensembles des gens qui ont pu m’aider à vivre ces moments exceptionnels, soit à Rodez dans les années 70, soit au stade Toulousain dans les années 80.

      

    Comme je le disais toute à l’heure, c’est une affaire d’hommes.

     

    Tout ce qui a été réussi et remarquablement réussi, ce sont des hommes qui l’ont fait.

     

    Avant cela je voudrais encore continuer à saluer et remercier d’autres personnes présentes :Jean Louis, Gilbert PAGET et Christian JAURENA et tous les dirigeants.

     

    Si on prend la première période qui est la période du stade Ruthénois, comme tu l’as dit pierre, il y avait un grand président qui s’appelait jacky SEGURET, qui, tous les ans venait me voir à Toulouse, me disant, quand est ce que tu reviens ? Viens au moins un an !

    A l’époque j’enseignais, j’étais marié, j’avais 2 enfants, je jouais au stade Toulousain, et je pensais bien qu’une fois ma carrière de joueur terminée, je pourrais aspirer à un repos.

     

    Mais, il était convaincant, et je suis toujours resté attaché à ce club, parce que ce club, m’a tout apporté.

    Donc quand il a insisté, j’ai dit ok.

    Mon épouse a été d’accord également, et j’ai dit, je signe pour 2 saisons.

    Mais, à la réflexion, je venais pour être utile, pas pour décorer, et donc mon utilité en tant que joueur je ne la voyais pas bien.

    C’est la raison pour laquelle, à l’époque, il y avait un entraîneur du Stade Toulousain qui s’appelait Marcel DAX, et j’ai réussi, mais cela n’a pas été simple, de le convaincre de venir à Rodez, pour participer à cette extraordinaire aventure, qui a abouti à la montée en nationale.

     

    On y est arrivé.

    Car dans ce genre d’évènement, il faut 3 éléments :

     

    Un projet, pour inscrire les choses dans une durée.

    Il faut des hommes qui aient la compétence pour le porter.

    Mais il faut aussi une ambition.

     

    Quand on est arrivé avec Marcel, il y avait une manifestation sur la place de la cité, il y avait beaucoup de monde pour nous accueillir.

    Nous avons déclaré, on vient, mais on veut monter en nationale ; ça a été un rire assez général, parce que le club était monté au plus haut en 3° division, et donc accéder à la nationale, c’était difficile.

     

    Alors, il y a eu les matches, car tu as parlé des entrainements, dont un match contre Lourdes, où il y avait Michel CRAUSTE, qui au bout d’un moment est venu me voir, en disant on arrête.

     

    Il y avait déjà une équipe en place, mais elle ne correspondait pas du tout aux critères que nous voulions imposer pour notre ambition, car cette équipe avait des habitudes, et les habitudes deviennent des certitudes, et après, cela devient très difficile.

     

    Il y avait une équipe junior, tout le monde disait qu’elle était formidable, et c’est cette équipe junior, en fait, qui a été le porte drapeau du rugby pendant cette période là.

     

    C’est cette équipe qui a réussi l’extraordinaire pari de monter en nationale.

     

    Mais ça, c’est vous qui l’avez fait ; pour moi, les véritables personnes qui ont réussi ce projet, ce sont les suivantes :

    Il y avait d’abord Marcel DAX, qui était quelqu’un d’exceptionnel ; car pour arriver à venir sans avoir d’attache personnel à Rodez, alors qu’il était entraineur d’une équipe de nationale et qu’il avait d’autres possibilités, venir ici déjà c’est formidable.

     

    IL est arrivé à Rodez, comme un poisson dans l’eau, il a même un moment dit, finalement, j’aimerais pouvoir y vivre ; et il ya eu, et j’ai beaucoup d’affection pour eux et je leur rend hommage, la bande à Pierrot SACRISPEYRE, le capitaine, et puis après il y a eu les enfants de Marcel.

     

    C'est-à-dire que pendant 7 ans, c’est  l’équipe de Pierrot, qui a joué en nationale, et, pendant 7 ans  le club est resté dans l’élite du rugby ; je voulais vous remercier d’avoir pu vivre cette exceptionnelle aventure.

     

    Pour le Stade Toulousain c’est plus compliqué.

     

    Tout a été dit par Pierrot VILLEPREUX. A un moment, dans son discours, il a dit, il y avait des dirigeants exceptionnels, et il y avait des grands anciens  qui étaient dirigeants.

    Ils avaient une vue de leur fonction de dirigeant qui était assez particulière ; c'est-à-dire, que de leur autorité, de leur prestance, ils considéraient, qu’ils devaient pouvoir faire des équipes, critiquer les entraineurs, donner des méthodes d’entrainement, et c’était le bordel.

     

    J’étais, au début, joueur au Stade Toulousain, et dans la même saison, on a eu 3 entraîneurs, et le 3° entraineur s’est fait virer à la fin de la saison.

     

    Lorsqu’ils m’ont demandé de revenir avec eux, je suis revenu.

    Ils m’ont dit, tu vas t’occuper du sport ; j’ai dit oui, directeur sportif, ça n’existait pas à l’époque : responsable du sportif, j’étais d’accord.

     

    J’avais un projet simple : « on va diriger le club, on va mettre en place des entraineurs, qui vont entrainer, et on va leur faire confiance, et, surtout, il faut qu’il y ait une barrière étanche entre la partie sportive et la partie dirigeante ; ne vous mêlez pas de ça ; si il ya des choses qui ne vont pas, on leur dira, mais il faut leur fiche la paix »

     

    On passe au comité directeur, et je suis mis en minorité. Donc, je suis parti en claquant la porte : on avait 2 réunions par semaine où on parlait de l’équipe ; « on va dire ça à l’entraineur, celui la, il faut le faire jouer, cet autre joueur, on ne le fait pas jouer » ; ça ne m’intéressait pas.

     

    Et il y a eu la période que tu as cité, de André BROUAT, qui a permis à cette équipe d’être fabuleuse,

    avec tous ceux que tu as nommé, et d’arriver en ½ finale de championnat de France, avec un président qui tenait la route et était enthousiaste.

    Et, un entraineur aussi Paul BLANC, qui était dans le droit fil de ce qu’il fallait faire.

     

    Mais ce temps n’a duré que ce que vivent les rose ; ainsi, le Stade Toulousain au début des années 80 c’était vraiment n’importe quoi.

     

    A cette époque, je ne voulais pas du tout être président, et c’est sincère.

     

    J’ai été voir Max GUIBERT et André BROUAT, en leur disant «  il faut y aller, on va y aller ».

    Comme ils ne voulaient pas y aller, ils m’ont dit: « on y va derrière toi », et j’y suis allé, on y est allé.

     

    Là, ça a été le même principe,

    On a fait un projet ; on a mis des hommes pour porter ce projet ; et puis on s’est fixé une ambition : dans 4 ou 5  ans on sera champion de France.

     

    Mis il fallait trouver un entraineur ; j’avais entendu parler de Robert BRU en bien ; mais Robert n’avais jamais entrainé d’équipe de Nationale. Je le connaissais peu.

    Les joueurs ont fait presque une pétition pour aller le chercher. Comme dans mon discours, j’avais dit, «il faut remettre le joueur au centre du dispositif » ; c'est-à-dire tout faire pour que le joueur s’épanouisse », je ne pouvais pas refuser.

     

    La, ça a été un moment exceptionnel, car j’ai rencontré un homme qui est devenu un ami, pour lequel j’ai une profonde amitié, on a discuté et ce n’était pas simple ; il y avait l’expropriation du club, personne ne croyait à cette expropriation, c'est-à-dire qu’on était obligé de quitter le terrain légendaire des « ponts jumeaux » ; personne ne pensait qu’on en arriverait à cette extrémité.

     

    On n’y était pas préparé et ça nous est tombé sur le nez. Les bulldozers sont rentrés au stade des « ponts jumeaux ». il a fallu improviser.

     

    Je vois le sourire narquois de Thierry MASET qui est une figure emblématique de l’époque, car, alors là, c’était l’improvisation la plus totale. Il y avait 500 licenciés au club, heureusement qu’il y avait la mairie, avec un secrétaire Général qui nous a énormément aidé ; c’était délirant ; on a joué devant 300 spectateurs.

     

    Mais on a tenu la route ; quand j’ai vu robert BRU, il n’était pas chaud pour venir ; il a fallu le voir plusieurs fois ; Il m’a dit : « moi, je viens à une condition, je vois le cirque  qui se passe ; je n’ai pas envie de venir, et qu’au bout de 2 ans, un ancien vienne m’expliquer ce qu’il faut faire… »

     

    Il avait sa personnalité, et dieu sait s’il en a une.

    Je m’engage alors auprès de lui, pour qu’il reste 3ans ; « je maitriserai le système, personne ne

    viendra  t’emmerder pendant 3 ans » ; il est parti dans ces conditions et Christian GAJAN nous a rejoint.

    Et puis on n’arrêtait pas de me parler de Pierrot VILLEPREUX, s’en était fatigant ; « il faut Pierrot, il faut Pierrot » : il entrainait à l’époque à Trévise, en Italie.

     

    J’ai fait le voyage en avion pour aller le voir et le convaincre de venir ; mais Pierrot n’avait pas besoin d’être beaucoup convaincu : le fait de pouvoir travailler avec Robert et d’avoir des garanties lui suffisait, et il a donc accepté.

     

    On a donc mis le projet en place.

     

    Ils se sont occupés de la partie sportive ; l’objectif c’était de devenir Champion de France, mais aussi d’avoir les meilleurs résultats possibles dans toutes les catégories.

    Et tout cela dans l’esprit de la mise en place d’un rugby nouveau, de mouvement ; pour moi, je disais que c’était une révolution : Entrainement par opposition, organisation du désordre, on m’avait expliqué cela pendant longtemps.

     

    C’était Robert qui m’expliquait que les joueurs n’avaient plus besoin de poste ; « Ce sont les joueurs qui apprécient la situation globale : s’il fallait ouvrir, même si le joueur était pilar… il fallait ouvrir !! »

     

    Il pourrait d’ailleurs continuer à prêcher actuellement, quand on voit aujourd’hui ce que l’on voit sur les terrains !

     

    C’était génial ; en plus, ils avaient une qualité exceptionnelle : ils gagnaient, et ils se faisaient plaisir et ils faisaient plaisir aux joueurs.

     

    C’est là aujourd’hui, où on peut faire référence au travail mené par l’Association « Culture Rugby de Mouvement, Témoignage » pour faire vivre l’héritage et la philosophie de René DELEPLACE.

     

    Et moi, je découvrais ça !

     

    Mon rôle c’était de mettre en place une barrière étanche ; on a dit, il faut créer un truc très simple :

    L’équipe commence à tourner « comme des avions » ; « nous, les dirigeants, on va se mettre en compétition avec les résultats sportifs » ; on a commencé à organiser des concerts : « Génésis » est venu ;on a même été obligé de couper les poteaux !! C’était incroyable ! on avait organisé cela, et ça faisait râler la mairie comme pas permis !! en plus le gars nous a expliqué qu’il voulait faire venir un char d’assaut sur la scène !! j’ai dit non, tout sauf le char d’assaut !!

    Quand on est retourné aux vestiaires après le concert,  on a découvert qu’ils étaient tout rose !!

     

    On a montré qu’un club, avec une centaine de dirigeants, pouvait faire des choses assez exceptionnelles, et puis ça nous a rapporté un peu d’argent.

    On a organisé des matches internationaux, on a organisé et créer des compétitions européennes.

    Et Pierrot, il a réussi, ce que je n’aurai jamais pu réussir, il a fait des choses incroyables ; on n’avait pas l’aval de la Fédération ; c’était contre la Fédération ; on avait une chance, et Christian JAURENA le sait, c’est qu’on avait les journalistes avec nous.

     

    La fédération a horreur qu’on parle mal d’elle, ou qu’on la traite de ringarde. Donc on était un contre pouvoir grâce aux journalistes ; je sais que les contacts que j’ai eu avec FERRASSE, se terminaient par « d’accord vous dites qu’on ne peut pas le faire, j’ai une conférence de presse demain, et j’expliquerai pourquoi » !!

    Une heure après, il me rappelait, et me disait « ok c’est bon, pour cette fois je ferme les yeux » !

     

    Ça n’a pas eu que des côtés positifs, ce climat ; Entre FOUROUX et Pierrot VILLEPEREUX, ce n’était pas rien. Quand Pierrot parlait de fond de jeu, et avec Robert qui vantait le jeu de mouvement, un jour, FOUROUX, avec un briquet, devant les journalistes, sous une voiture, s’exclame « je cherche le fond de jeu du stade Toulousain » !

     

    C’était au ras des pâquerettes !

     

    Pourquoi je dis ça ? Parce que, cette équipe, avec ses 2 entraineurs, et jean Claude SKRELA, le 3° qui est arrivé, puis guy NOVES, la dernière année, donc avec ces entraineurs là, on pouvait voyager, et réaliser des choses exceptionnelles.

     

    L équipe, a remporté toutes les compétitions mises en jeu dans cette décennie.

    4 finales de championnat de.France, 3 titres.

    Coupe de France.

    Challenge Y.Du Manoir. 

    Challenge Begueres.

    Les Boucliers d’Automne.

    Création de 2 Masters internationaux remportés.

     

    C’était quelque chose d’exceptionnel ; on avait les meilleurs joueurs de France ; mais, en raison de ce conflit, entre le Stade Toulousain et la Fédération, entre FERRASSE et moi, entre Pierre et FOUROUX, le climat était très tendu ; on avait des  Toulousains qui étaient dans le comité de sélection, mais ils n’étaient pas trop dans le projet que l’on portait.

     

    La, c’est vraiment dommage, car nous avions des internationaux ; j’en vois un, qui est une figure emblématique, Thierry MASET, avec ses entraineurs et tous les joueurs, exceptionnel 3° ligne avec à ses côtés PAGES, il aurait du être 100 fois international ; il l’a été, mais petitement.

     

    A chaque fois que je les vois, je leur dit : « vous avez réussi des choses que personne jamais ne réussira, mais, il y a eu ces problèmes là ».

     

    Voila, l’histoire du Stade Toulousain ; elle est due aux hommes, et je leur rends  hommage avec beaucoup d’affection.

    D’abord à Robert BRU et à Pierrot VILLEPREUX, puis à tous ces joueurs, qui sont représentés ici, malgré l’absence excusée de  Albert CIGAGNA.    

     

    Je veux leur rendre hommage, car ils m’ont permis de vivre des moments absolument fabuleux.

     

    Pour terminer, il y a 2 choses que j’aimerai dire, à propos de club et de rugby.

     

    En ce qui concerne le club ; je suis arrivé ici à 15 ans, j’ai joué en équipe première ; mon père qui était un supporter du Stade de Rodez, m’amenait à partir de 12 ans, voir les matches, parfois à l’extérieur.

    Et moi, je rêvais, je voyais ces joueurs, sang et or ; et quand je revenais le soir à la maison, je me disais il faudra un jour que tu joues dans cette équipe, avec ce maillot.

    J’ai joué vite ; le premier matche en équipe réserve, et le second, il manquait quelqu’un, on m’a fait jouer en équipe première et j’y suis resté.

     

    Je voudrais rendre un hommage très fort, a ceux qui jouaient à cette époque ; j’en vois 2 ici : le capitaine Henri DiNTILHAC, qui m’a beaucoup appris, et Claude REILLES ; j’ai tout appris là, tout, je vous assure.

     

     

    J’ai appris que le rugby était un sport d’équipe ; c’était éminemment un collectif.

    J’appris que les satisfactions collectives, devaient prendre le pas sur les réussites individuelles.

    J’ai appris surtout, que c’était un sport rude, difficile, mais, quelque soit le niveau où l’on jouait, il fallait avoir du plaisir, du plaisir à jouer.

     

    Cela, ça a été toujours un moteur : il faut toujours prendre du plaisir, même quand on joue à un niveau comme Pierre VILLEPREUX a joué, en équipe de France ; pour ma part j’ai toujours essayé de trouver du plaisir, même si ce n’était pas simple.

     

    Je veux donc rendre hommage à ce club de RODEZ et aux hommes, pour dire qu’ils m’ont tout appris.

     

    Quand on parle du rugby en général, que je vois le business, qui a pris le pouvoir sur le pouvoir sportif, et que des gens, peuvent se prétendre acheter un club, pour le revendre, en récupérant l’investissement qu’ils ont fait, ces gens là, ils n’ont jamais vécu l’expérience que j’ai vécu.

     

    J’ai vécu 2 expériences, celle de Rodez, avec les difficultés rencontrées ; et puis il y a eu les adieux au stade des « ponts jumeaux » à Toulouse.

    Quand on a été obligé de quitter le terrain, on a fait des adieux de fête pendant 2 jours ; et là, alors qu’il n’y avait pas grand monde pour les matches du dimanche, avec environ 1500 spectateurs, on a vu des dizaines de milliers de personnes, pour lesquelles le Stade Toulousain représentait quelque chose.

     

    Même, pour les collectivités ; pour celles-ci, le club c’est un marqueur social, qui se transmet, auquel on peut se référer ; quelqu’un dans une cité, qui fait vivre un club, appartient au passé, à sa culture, à son histoire.

     

    Ce qu’il y a de formidable, c’est que le club, c’est la seule chose qui existe, pour la transmission de valeur, qui se répercute de génération en génération, par le fait qu’il y a la pérennité de la vie du club.

     

    Quand le club de Rodez a connu, il y 4 ou 5 ans des difficultés, c’était dû à l’égarement d’un dirigeant qui n’avait rien compris au système, là, il y a eu une mobilisation qui s’est faite, absolument exceptionnelle ; il y eu des levées de fonds qui ont réussi à récupérer beaucoup d’argent.

    Les gens venaient apporter au stade Ruthénois, une obole, car il croyait à ce club.

    Je voudrais rendre hommage aux 2 présidents, qui se sont succédés, qui ont fait un travail admirable et absolument remarquable, qui ont réussi à mobiliser : Norbert FABRE et Jean Paul BARRIAC.

     

    Je crois qu’on leur doit cette survie du club, car, ce que les gens ne comprenaient pas, c’est que le club devait disparaitre ; il était en faillite, l’association était dissoute. Je voudrais dire au représentant de la mairie, et à Stéphane MAZARS, que, heureusement  on a eu la mairie pour nous soutenir,

    car la situation était désastreuse.

     

    Aujourd’hui, on peut dire que l’on est sorti de l’ornière, qu’on a évité le pire.

     

    On a parlé de mon pouvoir de conviction ; mais il y avait des collectivités, mise à part la mairie, qui était contre ; il y avait même des collectivités qui ont déclaré dans la presse, qu’ils ne voulaient pas donner : »le club est en faillite, donc on va mettre de l’argent dans un gouffre ».

     

    Ça démontre que un club, c’est quelque chose d’unique, ça a une âme, ça ne s’achète pas !

     

    Je suis vent debout !

    Quand j’ai assisté à la fête pour Rober BRU, il y a 2 ans, à Narbonne, au Comité du Languedoc, avec MOLVEAU, qui était vice président de la Fédération, il y avait dans la presse, une interview croisée entre le président de Toulon, et le Président du Racing Narbonnais.

     

    Ces 2 personnes disaient froidement, en répondant aux questions du journaliste : « je suis propriétaire ; le président du RCT rajoutais même, je suis propriétaire du club, et je compte le revendre dans quelques années, en récupérant l’argent investit ».

    Il a eu l’audace, l’an dernier de dire : «je pourrais revendre le club, en récupérant beaucoup d’argent, car on me fait des propositions, mais je ne le ferais pas car ce club à une âme et une histoire ».

     

    C’est fabuleux, qu’aujourd’hui, personne ne réagisse à ces propos.

     

    Jai dit à MOLVEAU, tu as lu ces déclarations ? Il m’a répondu « qu’est ce que tu veux y faire » ?.

     

    J’ai donc appelé Pierre CAMOU, on va dans le bureau de MOLVEAU ; on m’a répondu c’est DUSAN qui s’occupe de ce problème ; DUSAN que je connais, je lui dis à son tour «  tu as vu ça » ?

    Il me répond : « qu’est ce que tu veux y faire ? » ;

     « Pardon ?, c’est incroyable » !! lui ai-je dit.

    « De ton temps, c’était différent, mais maintenant les temps ont changé » !

     

    Je lui réponds : « vous êtes fous ou quoi ? Au moins, vous avez le pouvoir de la parole » !

     

    Là, je voudrais rendre hommage à Pierre VILLEPREUX.

    Dans le rugby actuel, il y a 2 choses qui marchent ou qui devraient marcher :

     

    Il y a une réflexion sur l’entrainement, sur les méthodes d’entrainement, sur les questions techniques et tactiques, la pratique et l’enseignement du rugby.

     

    Ça marche très bien, et l’Association qu’il préside, « Culture Rugby de Mouvement, Témoignages », y joue un rôle majeur.

     

    Le rugby est devenu un objet d’études scientifiques, un truc absolument inoui; les laboratoires scientifiques depuis plusieurs années s’occupent du sport. Comme les scientifiques font toujours une classification des objets qu’ils observent, ils ont classifier en fonction de critères (résistance, vitesse, adresse…) ; la découverte, c’est que le rugby, est le premier sport, de très loin qui regroupe toutes ces propriétés.

     

    De ce fait là, il y a un géo-physicien, du nom de PEREZ qui a été voir des bureaux d’études, et leur à posé la question « pourquoi vous ne travaillez pas sur le rugby ? ».

    C’est trop compliqué, lui ont-ils répondu.

     

    Depuis, il a fait une conférence à l’Institut Poincaré à Paris, il cite d’ailleurs Pierrot VILLEPREUX, dans sa conférence ; (c’est le plus grand institut, il n’ ya que des chercheurs internationaux) :

    La trajectoire d’un ballon va beaucoup plus loin, lorsqu’on la vrille ; et le premier à avoir réalisé cela, c’est Pierre VILLEPREUX.

    Et il cite encore Pierre, pour avoir réalisé le coup de pied le plus long au monde avec 68m.

     

    C’est formidable qu’il y ait cette réflexion scientifique sur le rugby ; ça le met en valeur.

     

    Et à côté de ça, il y a le néant sur son organisation.

    Personne n’a réfléchi  à son organisation.

     

    C’est un truc incroyable ; on achète des clubs, on les revend, c’est le business qui est rentré. On joue, il y a beaucoup d’argent qui est rentré, je le vois au Stade Toulousain ; c’est énorme les masses d’argent.

     

    On joue, il y a des doublons : c’est absolument délirant !

    On va faire jouer des joueurs la veille de Noêl !

     

    On fait absolument n’importe quoi, parce que les structures qui nous gèrent, n’ont pas réfléchi à cela, n’ont pas anticipé ; et quand je vois actuellement, les programmes des candidats, il y a une première chose à faire, c’est mettre en place une réflexion sur l’organisation et le développement du rugby.

    Elle n’est pas faîte.

     

    Il y a une chose encore plus grave, c’est que dans cette conférence du Professeur PEREZ, il s’est appuyé sur le club de Massy ; il a travaillé avec 47 joueurs professionnels de Massy.

    Il donne le salaire moyen : 3000 euros.

    Cela signifie que nombre d’entre eux gagnent moins de 3000 euros.

     

    Juste après, il décrit (si les journalistes pouvaient relater…), le programme des joueurs internationaux : c’est programmé à l’heure près, ( entrainement, musculation, relaxation, récupération, étirement, sophrologie, suivi psychologique),  ils n’ont pas une ligne, pas un temps, pour préparer leur avenir.

     

    C’est pourtant ce qu’il faut faire, à Rodez, comme ailleurs ; quand on veut mettre le joueur au centre des dispositifs, c’est pour lui donner les meilleures conditions pour s’exprimer du point de vue du jeu, mais aussi, au point de vue social. 

     

    C’est quand même dramatique, car, ces gars là, qui sont professionnels, à 32 ans, 33ans, ils ne le seront plus ; et qu’est ce qu’ils vont pouvoir faire ?

     

    ET ça, c’est la responsabilité des dirigeants du rugby, la responsabilité des structures.

     

    Quand on voit que dans le rugby actuel, il n’y a pas de réflexion menée, y compris pour le top 14 ; quand on voit qu’en Pro D2, on peut acheter des clubs, on peut faire n’importe quoi,, qu’on change les statuts en fédérale 1 , pour qu’un jour quelqu’un puisse arriver en disant : « j’achète le club de Rodez ou un autre », je trouve ça incroyable !

    C’est cela qui me gène le plus.

     

    Je vous invite à vous battre contre la résignation des gens.

     

    A chaque fois je le dis, et avec l’âge que j’ai, on me répond : « de ton temps …. » !  

    J’ai quand même encore le droit de penser, de dire des choses ; on me dit « le temps a passé, les choses ont changé, qu’est ce que tu veux faire ?! Tu veux les empêcher ? »

    Mais OUI ! On doit le dire, on peut réfléchir !

     

    Je voulais vous remercier pour avoir eu la patience de m’entendre jusqu’au bout.

     

     

     

     

     

     

                                                                                                                                                        

     

     
  • INVITATION AG 26 NOVEMBRE 2016

    AG ANNUELLE CRMT SAMEDI 26 NOVEMBRE 2016 AU CIFR

                                            AG de l’Association Culture Rugby de Mouvement Témoignages

                                                            Samedi 26 NOVEMBRE 2016 au CIFR

     9 Rue Omer Talon, 75011 Paris 01 43 42 51 51

     9H accueil  et café

     9h30  Assemblée Générale  / rapport financier / rapport moral .

    Echanges  Election du bureau

    FONCTIONNEMENT, OBJECTIFS ET ORGANISATION DE CRMT

     Débat et rebonds sur les problématiques :

    - Alain Charlet : retour sur le stage d'Arras

    - Patrick Ladauge : le site CRMT outil de formation et d’informations pour les entraîneurs.

    - Pierre Villepreux : un colloque international

    - Marc Deleplace /Jacques Giraut : publication d’un livre « rené Deleplace » témoignages et héritages.

    - Gilles Malet S.Reitchess: Rugby scolaire et écoles de rugby La formation au rugby de mouvement par les règles et les règlements

    - Bertrand Terrier : écoles de rugby et moins de 14

    - Thierry Scolan ,  Marc Sicard : les sections Sportives

    - Sylvain Bouthier Sébastien Zamia : moins de 16 et pôle espoir

    - Lionel Quenardel : la formation en Afrique

    - Benoit Larousse : la formation des étudiants Staps Paris 5

    - Daniel Bouthier / Gilles Uhlrich : formation des étudiants Staps, les journées d’étude « René Deleplace » .

    synthèse / bilan / Perspectives/Propositions

     

     

     
  • Images de RUGBY

    Images de la coupe du monde de Rugby 2015

    Les rushs récupérés sur plusieurs axes de vue permettent une analyse des séquences selon plusieurs critères

    Lire la suite...  
  • 5e journée DELEPLACE (2016)

    UFRSTAPS d’ORSAY, AMPHITHEATRE, Bâtiment 335. Université Paris-Sud. 91405 ORSAY

    Vendredi 27 mai 2016 - Séminaire scientifique

    « Comment René Deleplace a-t-il contribué à la mise en oeuvre de la recherche sur l’enseignement et l’entraînement des sports collectifs ? »

    Samedi 28 mai 2016 - Séminaire praticiens

    « Comment faites-vous vivre dans votre intervention en rugby l’emboitement Compétition/entrainement/Compétition ? »

    5e journée DELEPLACE (2016) Contenu

     

Informations

Triple Variante Fondamentale (TVF)

La Triple Variante Fondamentale (TVF)

La Triple Variante Fondamentale représente les 3 façons d'attaquer au rugby

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Jeu Groupé

Le Jeu Groupé 

Le jeu groupé est une façon d'attaquer l'équipe adverse en un point précis afin de regrouper une défense éparse ou de la percer par des passes courtes dans l'axe avant et après contact (point crucial) avec des soutiens en profondeur qui ont des courses droites (autant que possible).

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Maul

 

Le Maul 

Le Maul n'est pas un Jeu Groupé, c'est une Fixation ballon tenu en main. 

La balle et certains joueurs sont immobiles, fixés.

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Formation au rugby de mouvement par les règles et les règlements

 

Utilisation intelligente et rationnelle des règles et règlements dans l’optique de mieux maîtriser, avec et par le jeu, le processus de formation des joueurs.

 

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INVITATION AG 26 NOVEMBRE 2016

AG ANNUELLE CRMT SAMEDI 26 NOVEMBRE 2016 AU CIFR

                                        AG de l’Association Culture Rugby de Mouvement Témoignages

                                                        Samedi 26 NOVEMBRE 2016 au CIFR

 9 Rue Omer Talon, 75011 Paris 01 43 42 51 51

 9H accueil  et café

 9h30  Assemblée Générale  / rapport financier / rapport moral .

Echanges  Election du bureau

FONCTIONNEMENT, OBJECTIFS ET ORGANISATION DE CRMT

 Débat et rebonds sur les problématiques :

- Alain Charlet : retour sur le stage d'Arras

- Patrick Ladauge : le site CRMT outil de formation et d’informations pour les entraîneurs.

- Pierre Villepreux : un colloque international

- Marc Deleplace /Jacques Giraut : publication d’un livre « rené Deleplace » témoignages et héritages.

- Gilles Malet S.Reitchess: Rugby scolaire et écoles de rugby La formation au rugby de mouvement par les règles et les règlements

- Bertrand Terrier : écoles de rugby et moins de 14

- Thierry Scolan ,  Marc Sicard : les sections Sportives

- Sylvain Bouthier Sébastien Zamia : moins de 16 et pôle espoir

- Lionel Quenardel : la formation en Afrique

- Benoit Larousse : la formation des étudiants Staps Paris 5

- Daniel Bouthier / Gilles Uhlrich : formation des étudiants Staps, les journées d’étude « René Deleplace » .

synthèse / bilan / Perspectives/Propositions

 

 

5e journée DELEPLACE (2016)

UFRSTAPS d’ORSAY, AMPHITHEATRE, Bâtiment 335. Université Paris-Sud. 91405 ORSAY

Vendredi 27 mai 2016 - Séminaire scientifique

« Comment René Deleplace a-t-il contribué à la mise en oeuvre de la recherche sur l’enseignement et l’entraînement des sports collectifs ? »

Samedi 28 mai 2016 - Séminaire praticiens

« Comment faites-vous vivre dans votre intervention en rugby l’emboitement Compétition/entrainement/Compétition ? »

5e journée DELEPLACE (2016) Contenu